Le divin dans l'homme

de Carl Gustave Jung

 

Carl Gustave Jung était un visionnaire, et comme tout visionnaire, il a été mal compris, je vous donne ci dessous, quelques extraits des correspondances que j'ai trouvé très à propos pour vous présenter cette grande personne. 

Les limitations de Jung étaient d'avoir cru à l'immaculée conception de Marie ainsi qu'a son Assomption, ce que j'ai détayé comme erreur sur d'autres pages. Il existe un Codex Jung qui a une signification particulière et dont le rôle de Marie Madeleine et de Jésus y est pour beaucoup. Chacun trouvera a son niveau, au moment opportun ce qu'il y a à comprendre. 

Un livre à avoir dans sa collection pour qui est sur la voie du Soi. 

 

 

 

le divin dans l'homme

 

 

Avoir la foi !

 

Page 34

Quand on parle de la foi, c'est qu'on a perdu le savoir. Foi et non foi en Dieu ne sont que succédanés. Le primitif dans sa naïveté ne croit pas, il sait, car il donne avec raison autant de valeur à l'expérience intérieure qu'à l'expérience extérieure. Il n'a pas encore de théologie, et ne s'est pas encore laissé obscurcir l'esprit par des concepts sottement astucieux. Il oriente sa vie - par nécessité - d'après des faits extérieurs et intérieurs qu'il n'éprouve pas, comme nous, séparés. Il vit dans un monde entier, et nous vivons nous, dans une moitié du monde et nous croyons seulement, ou ne croyons pas, à l'autre moitié. Parce que nous appelons l'"évolution intellectuelle" nous l'avons masquée, c'est à dire que nous vivons à la lumière d'une électricité que nous fabriquons nous-même et - comble de comique - nous croyons au soleil, ou n'y croyons pas ...

 

 

 

le Père, tuteur ou béquille ?

 

Page 35

Il est tout à fait partent que Dieu n'a pas élu pour ses fils ceux qui restent accrochés à lui parce qu'il est le Père, mais ceux qui ont trouvé le courage de se tenir tout seuls. 

 

Tu ne fera jamais l'Un si l'Un ne se fait d'abord en Toi

 

 

 

Ça fait 2.000 ans que les papes se reproduisent pas, et pourtant, il y en a encore !!

 

Page 129

Le péché d'entre les péchés, que l'église catholique persécuté éternellement, c'est la sexualité et l'idéal par excellence auquel elle tend, c'est la virginité, qui mène purement et simplement à l'extinction de la vie... Si pourtant il devait se faire que la vie insiste pour subsister, alors l'ombre entre en lice et le péché devient un sérieux problème, parce qu'on ne peut plus abandonner l'ombre à la damnation éternelle. 

 

 

 

 

Dit comme ça...

 

Page 138

Ceux qui pensent qu'ils sont les maîtres de leur destinée sont en général les esclaves du destin. Un Hitler ou un Mussolini pouvaient se prendre pour de tels esprits supérieurs. Respice finem ! (Songe à la fin) Je sais ce que je veux, mais je suis dans le doute et l'hésitation quant à savoir si le Quelque chose à la même opinion que moi ou non. 

 

 

 

La Zézétique

 

Page 174

Que se passerait-il si l'on réussissait à réduire les dieux et les rois à la mesure de l'homme banal. Le rationalisme, c'est à dire l'evhémérisme, ne comprend pas en effet qu'il ne fait qu'enlever et détruire, comme l'ablation du goître par la chirurgie d'autrefois, qui enlevait certes la tumeur mais en même temps aussi la thyroïde, et fabriquait ainsi du crétin

 

 

 

La caillera...

 

Page 250

Vous avez vraiment bien vu ce qui importe à mes yeux et vous avez même compris mon style de "savant". Ce que je veux dire en effet, c'est d'écrire de telle façon que les bouffons soient effrayés et que seuls les véritables savants et chercheurs puissent lire mes écrits et en tirer profit.

 

 

 

 

Requieme pour la mort symbolique 

 

Page 308

Le Christ est le modèle de la solution humaine, et son symbole est la croix, l’unification des opposés. Tel sera le destin de l’homme, et il faut qu’il le sache, s’il veut survivre. Nous sommes menacés d’un génocide universel, si nous ne parvenons pas à réaliser notre salut par une mort symbolique. 

 

 

 

 

Qui va répondre en 1er...

 

 

Page 320

Est ce qu’on peut adresser sa prière au Bon Dieu à l’exclusion du Démon, comme A. Schweitzer le recommande ? Possède-t-on le pouvoir de dissocier le dieu comme l’a fait cette paysanne qui répondait à l’enfant Jésus interrompant sa prière à la Vierge : «  Tais -toi garçon, je parle avec ta mère ! » Peut-on vraiment mettre lie côté le dieu qui nous est dangereux  ? Est ce qu’on croit que Dieu est tellement impuissant qu’on pourrait lui dire : ôtes toi, je parle à ta meilleur moitié ? Ou peut-on ignorer l’absconditus ?  A. Schweitzer nous invite précisément à le faire : on va prendre son bain dans la rivière, peu importe les crocodiles. Apparemment on peut les ignorer. Qui est-ce qui peut produire cette « foi simple » ?

 

 

 

 

Dieu est Amour... dédicace spéciale secte Jéhovah 

 

Page 371 

Comme votre aimable lettre ne m’a pas seulement amusé, mais aussi instruit, elle mérite qu’on lui accorde une attention particulière. Elle est l’expression typique d’un lecteur intelligent d’aujourd’hui, et obéit à l’excellente règle qui veut qu’on ne lise ni les introductions et préfaces ni les notes en bas de page, qui ne sont jamais que des ornements inutiles. Le mieux est de commencer le livre par la fin, ou du moins au milieu. Ainsi on voit parfaitement de quel non-sens il s’agit. Quel sot j’ai été de ne pas avoir vu combine les choses sont simples : Dieu est Amour, tout va bien, et on peut mettre la théologie tout entière à la poubelle. La minéralogie, ce sont seulement des pierres, la zoologie, de simples animaux, la technologie consiste uniquement à faire fonctionner des choses, et la mythologie est faites de vieilles fables sans importance. Je ne savais pas que les choses était si simple pour un joyeux chrétien. Voilà véritablement un évangile, une Bonne Nouvelle. Au diable toues les logies ! Pourquoi faire tant de cas de l’histoire des symboles puisque tout est parfaitement clair et peut se résumer dans cette courte formule « Dieu est Amour » ? Vous semblez le savoir.
Pour ma part j’en sais beaucoup moins à propos de Dieu, car tout ce que je peux dire à propos de l’Inconnu suprême n’est pour moi qu’anthropomorphisme arrogant.
Si vous aviez seulement jeté un coup d’œil à ma préface et introduction, vous auriez découvert que mon petit livre ne s’intéresse en définitive pas à ce que vous ou moi pouvons croire à propos de Dieu, mais uniquement, et en toute modestie, à ce que l’histoire ds symboles à a nous dire là-dessus. Comme vous n’avez pas pris garde à cette petite différence, vous comprenez de travers toute mon argumentation, faisant comme si j’avais discuté la nature de Dieu. En réalité je m’occupe de représentations anthropomorphiques de la divinité, et ceci en mettant les pieds jusque dans la vase du fond des mers, comme vous le faites justement remarquer. Mais cette vase, c’est l’esprit humain tel qu’il a été pendant de nombreux millénaires. Comme médecin je suis concerné par les douleurs du monde et pour les causes, et au moins j’essaye de faire quelque chose à ce propos. 

Mais vous êtes, quant à vous, un joyeux chrétien loin au-dessus du fond vaseux, et vous exultez dans votre merveilleuse conviction que Dieu est Amour, lors même que personne ne vous écoute. Vous êtes si peu concerné par la « vase » que vous ne remarquez même pas ce qui me préoccupe. Il me faut aider l’homme qui est plongé dans la vase. Pour l’aider dans sa souffrance je dois comprendre sa « vase ». Pour moi il n’y a pas moyen de rejeter la folie des hommes. C’est votre privilège de ne pas vous intéresser à l’homme, mais votre Amour, qui, selon vous, est Dieu.

Or qu’en est il ? Puisque l’Amour est votre valeur suprême, comment vous y retrouvez vous ? Il ne vous conduit même pas à porter un intérêt compatissant à la vase insupportable dans laquelle l’homme se trouve pris et dont il ne peut que souffrir.
Le joyeux chrétien nous dit comment les choses devrait être, mais il prend bien garde de ne pas toucher aux choses telles qu’elles sont. Il se contente de les déplorer. Cette admirable supériorité est presque enviable :  on peut laisser les choses à leur triste sort et l’homme s’agiter dans sa confortable saleté. 

Oui, qu’en est il de votre Amour ? A la deuxième page de votre lettre vous écrivez : « Quel droit avait Job de s’en prendre à Dieu pour avoir perdu de simples choses ? »  Si jamais vous êtes marié, demandez vous s’il vous plaît à votre femme quel serait son sentiment si on la considérait comme une « simple chose », une pièce de mobilier que quelqu’un a écrasée. Elle apprécierait certainement une telle marque d’amour. Les termes mêmes qui viennent involontairement sous votre plume éclairant et trahissent la façon dont votre « Amour » fonctionne. N’est ce pas charmant ?

Vous refusez le droit de s’en prendre à Dieu. La douleur a-t-elle jamais demandé si, dans la détresse et le désespoir, elle a le droit ou non de se plaindre ? Le joyeux chrétien n’a-t-il pas le droit de s’en prendre à son père aimant ou à un « Dieu d’Amour » ou « Dieu-Amour » pour se plaindre d’un certain manque de considération ou de patience, ou même de simple justice ?

Le « non-droit » de Job trahit votre point de vue de supériorité légaliste mais pas le moindre sentiment humain.

Je suis assez faible et stupide pour considérer qu’une certaine dose de compassion, d’humilité, d’amour et de sentiment est indispensable pour comprendre l’âme humaine et sa vase remplie de douleur, c’est à dire ses bas-fonds bourbeux et troubles qui semblent disparaître lorsque vous détournez votre regard des vieilles fables pour vous complaire sans la vision d’une « réalité » simplifiée.
Je suis très obligé pour votre bonne volonté et votre sincérité qui m’ont permis de comprendre mieux et plus profondément pourquoi Réponse à Job est si radicalement mal compris. Considérez, je vous pries cette lettre comme une nouvelle tentative pour éclairer la position de Job. 

 

Le destinataire de cette lettre avait exprimé de façon détaillé sa réaction négative à Réponse à Job de Jung. Selon li tout serait beaucoup plus simple sites hommes voulaient bien cesser d’attribuer à Dieu des qualités humaines au lieu de reconnaître qu’il est Amour. Il n’arrivait pas non plus à comprendre comment on peut s’intéresser à d’anciens mythes. 

 

 

 

 

Panne d'électricité

 

Page 385

Pourquoi la jeunesse se plaint-elle que l’Eglise ne lui apporte pas la moindre lumière ? Cette question ne peut laisser indifférent quiconque étant encore en relation avec la culture chrétienne. Le théologien lui-même doit aujourd’hui savoir un peu plus de chose sur l’âme humaine s’il veut s’adresser à elle. J’ai dit un jour à l’évêque Temple (William Temple, évêque de Canterbuy) : « Envoyez moi un jeune théologien intelligent. Je veux le guider dans la nuit de l’âme humaine afin que quelqu’un au moins connaisse enfin ce à quoi il a réellement à faire » Mais personne n’est venu me trouver. On sait bien sûr déjà tout. C’est pourquoi la lumière s’est éteinte. 

 

 

 

 

 

Publié le: mercredi 31 octobre 2018 (40 lectures)
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